Vendredi matin, avant le choc contre l'Autriche, Vladimir Petkovic s'est présenté en conf' de presse avec un message limpide : El Khadra ne jouera pas pour le nul. Elle jouera pour gagner.
Amoura absent, optimisme pour Bensebaïni
La mauvaise nouvelle d'abord : Mohamed Amoura ne sera pas de la partie. L'un des atouts offensifs les plus dangereux des Fennecs manquera donc cette finale de groupe. Mais Petkovic tempère : "Tout le reste de l'équipe est prêt." Ramy Bensebaïni, touché en début de match face à la Jordanie, devrait bien être là à 100 %. Le sélectionneur s'est dit "optimiste" sur sa condition physique.
Aucun calcul, aucun regard vers le tableau
Le vrai message de la conf', c'est celui-là. Alors qu'un nul pourrait techniquement qualifier les deux équipes, Petkovic a balayé toute idée de gestion : "On doit compter sur nous-mêmes et gagner ce match pour éviter tout calcul."
Et concernant le spectre d'un potentiel huitième de finale face à l'Espagne en cas de deuxième place ? Même réponse : "Nous voulons jouer notre match sans penser à l'Espagne." Soyons honnêtes, c'est exactement la posture qu'on attendait.
Le style algérien imposé, pas subi
Petkovic ne veut pas subir l'Autriche. La feuille de route est claire : dicter le tempo, imposer le jeu dès les premières minutes. "Nous avons notre style de jeu. Nous allons essayer de l'imposer à l'Autriche."
Il a aussi rappelé, sans complexe, que même face à l'Argentine, les Verts avaient produit du contenu : "Je vois toujours le verre à moitié plein. On a été bons, même face à l'Argentine."
Le 12e homme appelé à la rescousse
Après l'ambiance de Kansas City face à la Jordanie, Petkovic a lancé un appel direct aux fans des Verts : "J'attends de nombreux Algériens pour nous soutenir demain." Dans les moments chauds, le soutien du public peut faire basculer un match. Et franchement, les Algériens aux États-Unis n'ont pas besoin qu'on le leur dise deux fois.
La gestion du banc sera aussi un élément clé. Le sélectionneur l'a dit clairement : "90 minutes demandent beaucoup d'efforts, c'est pour cela qu'il faut garder des cartouches." Comprendre : les entrants peuvent faire la différence, comme face à la Jordanie.
La qualification se joue maintenant. Si les Fennecs s'imposent face à l'Autriche, ils se qualifient sans calculs ni stress imposé, s'ils font match nul ils passent aussi mais jouer le partage des points c'est aussi jouer avec le feu et Petkovic le sait et souhaite l'éviter... et on le comprend!



