Pas question de dramatiser. Face aux questions des journalistes, Vladimir Petkovic a martelé un message clair : le match contre la Jordanie est important, mais ce n'est pas encore une finale.
Amoura et Zidane : le flou et la confiance
Sur le cas Amoura, annoncé blessé, Petkovic n'a pas voulu s'avancer. "Je ne peux rien dire pour le moment. Il reste une séance d'entraînement, on en sera plus demain." Une réponse courte, qui laisse planer le doute sur sa présence dans le onze de départ.
Pour Luca Zidane, dont la forme physique était questionnée avant le tournoi, le sélectionneur a affiché une confiance totale : "Je crois que tous les joueurs sont prêts. J'ai beaucoup confiance en ses qualités." Message reçu.
"On a bien étudié la Jordanie"
Petkovic connaît son adversaire. Il décrit une équipe "très compacte, avec beaucoup de présence physique", qui impose un vrai travail tactique. "On cherche à trouver les moyens de gagner cette rencontre", a-t-il lâché, sans trop en dire sur les ajustements prévus par rapport au match contre l'Argentine.
Le message global est cohérent : ne pas se mettre trop de pression, garder le destin de l'EN entre ses propres mains, et corriger les erreurs individuelles qui ont coûté cher face à Messi et l'Albiceleste. Petkovic l'a dit clairement : "Il y aura encore un dernier match dans ce groupe et c'est là qu'on sera fixés sur notre sort."
Et même si l'intention derrière ce discours est louable, il interroge. Car une défaite face à la Jordanie n'éliminerait pas mathématiquement les Verts certes, mais il faudrait un véritable miracle pour finir parmi les meilleurs 3e : que l'Autriche perde face à l'Argentine, puis que nous battions l'Autriche par un score large et que dans le même temps, quatre des 3e des autres groupes finissent avec moins de 3 points ou 3 points et une différence de but moins bonne...ça rappellera à certains les fameux calculs qu'on avait pris l'habitude d'avoir les soirs de 3e journée de coupe d'Afrique à une certaine époque! Et puis disons le clairement, et sans manquer de respect à la Jordanie, si on n'est pas capable de battre l'équipe supposée la plus faible du groupe, quel avenir pourrions nous mériter dans cette compétition.
Au delà de la défaite, ce que le public algérien a réellement reproché aux Verts face à l'Argentine, c'est surtout l'état d'esprit et l'absence de cette mentalité guerrière et conquérante qui caractérise habituellement nos joueurs...et pas sûr que le discours du coach aide à retrouver cet esprit là!



