600 passes, 72 % de possession, 17-18 tirs tentés. Les chiffres que Petkovic a sortis d'entrée en conf' de presse disent l'essentiel : l'Algérie a globalement dominé la Jordanie, même si le scénario n'a pas été aussi propre qu'espéré.
Menés au score dès la première période sur une erreur évitable, les Verts ont su renverser la situation en seconde mi-temps. Et c'est précisément ça qui a le plus satisfait le sélectionneur bosnien : la réaction mentale de son groupe.
"Ce qui m'a le plus satisfait, c'est la réaction de l'équipe après avoir encaissé le premier but. Les joueurs sont restés calmes, concentrés et ont continué à croire en leurs chances de revenir."
Un second acte qui change tout
Petkovic a réfuté l'idée d'une première période ratée, tout en reconnaissant les ajustements apportés à la pause. Meilleurs dans les duels, plus efficaces dans la récupération des secondes balles, moins généreux en fautes inutiles : le visage affiché après la mi-temps est celui qu'il veut voir contre l'Autriche.
"En seconde mi-temps, l'équipe a été meilleure dans les duels, dans la récupération des seconds ballons, et a commis moins de fautes. Et cela s'est avéré payant."
Au sujet de l'adversaire du jour, la Jordanie : Petkovic a salué leur solidité, leur combativité et leur niveau technique. "Ce soir, c'était vraiment une belle équipe de Jordanie." Pas de condescendance, juste du respect.
Le vrai match, c'est l'Autriche
En étant pragmatique, cette victoire soulage, mais ne qualifie pas encore. Petkovic l'a répété avec le sourire face aux journalistes qui lui rappelaient ses propos d'avant-match.
"Mathématiquement, le dernier match est toujours le plus décisif. C'est lui qui vous qualifie à la deuxième place ou vous rejette à la troisième."
El Khadra reste donc sous pression, une pression saine, maîtrisée, et consentie. La victoire face à la Jordanie ne valide pas un billet, elle ouvre une porte. C'est maintenant face à l'Autriche que l'EN devra décider elle-même de son destin dans cette Coupe du monde 2026.



