Après la gifle reçue face à l'Argentine, les Verts savent que le match de ce lundi contre la Jordanie, c'est quitte ou double. En face, Sellami aussi le sait. Et il ne s'en cache pas.
"L'Algérie ne sera pas au summum de sa confiance"
C'est la phrase qui retient l'attention. Le technicien marocain de 55 ans pense que la lourde première défaite des Fennecs laisse des traces psychologiques, et il compte bien en profiter : "J'espère que l'équipe d'Algérie ne sera pas au summum de sa confiance après sa première défaite. Qu'on le veuille ou non, cela joue."
Soyons honnêtes, le diagnostic n'est pas faux. L'entame de match sera un test mental autant que tactique pour Petkovic et ses joueurs.
Un respect réel, une préparation ciblée
Sellami ne joue pas la désinformation. Il a clairement identifié les armes algériennes : les individualités, les cadres expérimentés, la qualité sur le banc. Il a même précisé que la défaite contre l'Argentine ne constitue pas une référence pour préparer ce match, en clair, il a étudié autre chose, et ses joueurs connaissent leurs cibles.
Sur le plan tactique, le coach jordanien mise sur deux scénarios : les coups de pied arrêtés et les contre-attaques. Deux secteurs où les Fennecs ont parfois montré des failles. Riyad Mahrez, cité comme "l'icône de la génération algérienne", sera évidemment dans le collimateur.
La Jordanie, à sa toute première Coupe du monde, veut écrire l'histoire. Un résultat positif face à l'Algérie serait exactement ça. Petkovic devra trouver les mots et le système pour éteindre cet adversaire libéré, car un nul laisserait les deux équipes en survie avec une dernière journée à jouer, et une qualification qui se jouera alors au bord du précipice.



