C'était le moment ou jamais. Pendant que la Belgique et l'Iran se neutralisaient encore (0-0), l'Égypte avait une occasion en or de prendre les commandes du groupe G. Mission accomplie.
À Vancouver, dans la nuit de dimanche à lundi, les Pharaons ont décroché leur première victoire de toute leur histoire en Coupe du monde — 3-1 contre la Nouvelle-Zélande. Une page écrite avec Mohamed Salah en lettres d'or.
Une première période à oublier
Franchement, les 45 premières minutes, c'était pas joli. L'Égypte est à contretemps, imprécise, et les Kiwis prennent logiquement l'avantage : Finn Surman reprend un corner de Tim Payne de la tête et fait mouche dès la 15e minute. Les Pharaons ne se créent qu'une seule vraie occasion avant la pause. Hossam Hassan avait du boulot à faire au vestiaire.
Le réveil des Pharaons
Retour des vestiaires, tout change. L'intensité monte d'un cran, les frappes se multiplient, et l'Égypte prend le match par le col.
Mostafa Ziko égalise à la 58e : il reprend de la tête un centre de Mohamed Hany, Crocombe laisse passer : 1-1. Neuf minutes plus tard, Salah concrétise la domination au terme d'une combinaison avec Ziko dans la surface (67e). Et c'est Trezeguet, entré en jeu, qui scelle le tout d'une tête sur corner de Salah (82e).
Mohamed Salah termine la nuit buteur et passeur décisif. Avec 3 buts en Coupe du monde au total, il devient le meilleur réalisateur de l'histoire de l'Égypte dans la compétition, devant Abdulrahman Fawzi et ses deux buts.
Ce que ça change dans le groupe G
Avec 4 points, l'Égypte prend provisoirement la tête du groupe G. La Belgique et l'Iran partagent la deuxième place après leur deuxième nul consécutif. Le prochain match des Pharaons face aux iraniens pourrait être décisif pour la première place et Salah, en état de grâce, va faire très peur.



