C'était censé être un hommage. Ça s'est transformé en montagnes russes.
Pour sa 185e et dernière rencontre sur le banc des Bleus, Didier Deschamps a assisté à la pire première mi-temps de ses 14 ans de mandat. À la pause, c'était 0-4. Saka avait planté deux buts, Konsa et Rice avaient profité d'une équipe de France fantomatique, fébrile, sans jambes et sans tête. Miami, la chaleur étouffante, l'humidité à 70 %… rien n'excusait une telle démission collective.
La remontée qui redonne un peu de dignité
Deschamps a tout changé à la mi-temps : Doué, Cherki, Konaté, Théo Hernandez sortis. Dembélé, Barcola, Upamecano, Digne lancés. Résultat ? Un Upamecano possédé, un Mbappé décisif avec un doublé sur passes d'Olise (48e, 66e), et un but de Barcola sur assist de Kylian (54e). Les Bleus revenaient à 4-3, et le match devenait complètement dingue.
Mais trop tard. L'Angleterre a tenu et conclu 6-4. Comme en 1982, la France termine 4e de la Coupe du monde.
Franchement, ce résultat ne change pas grand-chose sur le fond, ça en est même la parfaite illustration : une Coupe du monde frustrante. Mais la révolte de la seconde période évite au moins aux Bleus une sortie honteuse qui aurait tout empoisonné.
La page Deschamps est tournée. La question du successeur (que tout le monde connait et attend) va maintenant occuper tout le football français.



