Ni défaitisme ni emballement. Voici ce que les données, le tirage et le niveau de jeu actuel permettent d'anticiper pour les Fennecs au Mondial 2026.
Le scénario réaliste : les seizièmes de finale
L'Argentine sera favorite dans le groupe. Ce n'est pas un scoop. La vraie course se joue pour la deuxième place ou à défaut, l'une des 8 meilleures 3e places, et cette course se fera très probablement entre l'Algérie et l'Autriche. La Jordanie, qu'il ne faudra bien évidemment pas sous-estimer, devrait servir de juge sur les confrontations directes et la différence de buts.
Si les Verts battent la Jordanie et ne perdent pas face à l'Autriche (match nul ou victoire), ils finissent à minima deuxièmes. Et dans le nouveau format à 48 équipes, même une troisième place avec 4 points devrait suffire pour être dans les 8 meilleurs troisièmes. L'objectif minimum : franchir la phase de groupes.
Le scénario optimiste : les huitièmes de finale
Pour le seizième de finale, tout dépendra du classement et paradoxalement, finir parmis les meilleurs 3e pourrait offrir de meilleures perspectives: Finir 2 mettrait l'Algérie face au 1er du groupe H qui compte l'Espagne! Alors que finir 3 pourrait offrir comme adversaire le 1er du groupe B composé du Canada, de la Bosnie, du Qatar et de la Suisse... on ne peut pas dire qu'on perdrait au change.
Et quelque soit l'adversaire, l'amical contre les Pays-Bas (victoire 1-0 à Rotterdam) a montré que cette équipe peut tenir face à une grande nation. Un bloc défensif sérieux, des transitions rapides avec Amoura, Mahrez ou Hadj Moussa pour trouver la solution dans les moments importants.
L'état des lieux
La réalité : Pour aller loin dans une telle compétition, il faut savoir être efficace dans les deux surfaces et l'Algérie manque justement de ce finisseur qui fait basculer les matchs. Gouiri est bon avec le ballon mais n'a pas cet instinct de tueur, Amoura traverse une période de doute depuis quelques mois déjà et Benbouali semble encore trop tendre pour ce niveau là. Défensivement aussi il faudra relever le niveau par rapport aux dernières sorties, la clean sheet face aux Pays-Bas est surtout l'oeuvre d'un Zidane intraitable et d'attaquants hollandais pas toujours inspirés. Mandi semblait perdu et souvent pris de vitesse, Belaid a fait mieux en seconde période mais a aussi montré des signes de fébrilité. Charge à Petkovic d'apporter les correctifs nécessaires et d'utiliser au mieux l'énorme potentiel au milieu de terrain et sur les côtés pour aller le plus loin possible.



