Tour du Monde
Par TifoDZ
L'Albiceleste en demie dans la douleur : le miracle argentin continue contre la Suisse (3-1 a.p.)

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L'Albiceleste en demie dans la douleur : le miracle argentin continue contre la Suisse (3-1 a.p.)

L'Albiceleste s'est fait peur pendant 120 minutes face à une Suisse vaillante avant de s'en sortir sur un missile de Julian Alvarez. Les tenants du titre défieront l'Angleterre en demi-finale. Un parcours chaotique, mais une efficacité diabolique.

Kansas City a failli voir la plus grande surprise du tournoi. L'Argentine, championne du monde en titre, a souffert pendant près de deux heures avant de s'en sortir, par un trou de souris, encore. Résultat final : 3-1 après prolongation, et une place en demie méritée... sur l'envie et la hargne seulement.

Un scénario de film catastrophe

Mac Allister ouvre le score de la tête dès la 10e minute sur une passe décisive de Messi, la 10e de La Pulga en Coupe du monde, un record absolu. L'Argentine gère, la Suisse souffre. Tout semblait plié.

Sauf que Dan Ndoye et les siens ont remis les pendules à l'heure en deuxième mi-temps. Après plusieurs occasions repoussées par un Emiliano Martinez impérial, Ndoye égalise à la 67e (1-1). La Nati est complètement relancée. Le stade retient son souffle.

Puis vient l'épisode Embolo. À la 72e, l'attaquant rennais simule une faute au milieu de terrain dans ce qui restera l'un des plongeons les plus grotesques du tournoi. L'arbitre tombe dans le panneau et avertit Paredes avant d'être appelé par la VAR et sort un deuxième carton jaune au suisse. Embolo quitte le terrain en larmes. Sanction sévère, mais simulation incontestable.

Alvarez sort l'Argentine du cauchemar

En supériorité numérique, l'Albiceleste n'a pourtant pas su tuer le match dans le temps réglementaire. Messi, peu inspiré, n'a pas pesé comme on l'attendait. La Suisse à dix a tenu, reculé, souffert, mais tenu.

C'est Julian Alvarez qui a tout débloquer à la 112e avec une frappe parfaitement enroulée coté gauche, magistrale. Lautaro Martinez a ensuite scellé l'affaire en contre à la 120e+1 (3-1). Deux buts en huit minutes après une heure de néant offensif, c'est ça, l'ADN de cette équipe.

L'Angleterre est prévenue

Franchement, sur le fond, cette Argentina-là n'est pas terrifiante dans le jeu. Messi dépendante, elle tourne au ralenti si la Pulga est dans un jour sans, et le collectif manque de tranchant.

Mais voilà : cette équipe gagne. Elle gagne sale, elle gagne en souffrant, elle continue d'y croire même quand il ne reste plus rien. La demi-finale contre l'Angleterre s'annonce comme l'affiche la plus électrique du tournoi.

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