Tour du Monde
Par TifoDZ
Omar Artan privé de Mondial : "Ils ont un problème avec la Somalie"

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Omar Artan privé de Mondial : "Ils ont un problème avec la Somalie"

L'arbitre somalien Omar Artan, qui devait devenir le premier de son pays à officier en Coupe du monde, a été refoulé aux États-Unis samedi. Après 11h d'interrogatoire et une nuit en cellule, il brise le silence sur ce "cauchemar".

Tu imagines ? Tu es sur le point de vivre ton rêve absolu, devenir le premier arbitre somalien de l'histoire à participer à un Mondial. Et tout s'écroule aux douanes américaines.

C'est exactement ce qui est arrivé à Omar Artan samedi dernier. L'homme qui devait rejoindre le camp de base des arbitres à Miami s'est retrouvé coincé pendant 11 heures d'interrogatoire, puis une nuit en cellule de rétention, avant d'être renvoyé vers Istanbul. Sans même qu'on lui explique pourquoi.

"J'avais tous les bons documents"

Dans un premier temps sur Facebook, Artan avait tenté de faire bonne figure. Mais joint par le New York Times depuis Istanbul, l'arbitre élu meilleur de l'année 2025 par la CAF n'a pas caché sa déception : "J'avais les bons documents, j'avais tout, j'avais le bon visa. Je pense qu'ils ont un problème avec mon pays."

La Somalie fait partie des pays dont les citoyens sont frappés d'interdiction de voyage par l'administration Trump. Et franchement, la FIFA n'a pas vraiment mouillé le maillot pour défendre son arbitre, se contentant d'un communiqué corporate : "C'est le gouvernement du pays hôte qui détermine qui reçoit un visa."

Washington justifie sans expliquer

Du côté américain, Andrew Giuliani de la Maison Blanche a confirmé mardi qu'un arbitre avait été refoulé "pour une très bonne raison", évoquant la nécessité d'empêcher des "acteurs malveillants". La police aux frontières parle de "problèmes liés à la vérification des antécédents" d'Artan.

Le ministère somalien de la Jeunesse et des Sports a tenté des "démarches diplomatiques intenses" pour faire revenir sur cette décision, sans succès.

Omar Artan sera de retour à Mogadiscio mercredi, son "rêve de ma vie" brisé à quelques jours du coup d'envoi. Une histoire qui interroge sur les critères réels appliqués par les autorités américaines, alors que 35 équipes ont pu entrer normalement sur le territoire.

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