Tour du Monde
Par TifoDZ
Mondial 2026 : l'Iran se sent "la plus opprimée" de tout le tournoi

Mondial 2026 : l'Iran se sent "la plus opprimée" de tout le tournoi

Match nul spectaculaire contre la Nouvelle-Zélande (2-2), mais dans les coulisses, la Team Melli vit un calvaire logistique et diplomatique. Taremi et ses coéquipiers ont lâché des mots forts après la rencontre à Los Angeles.

Le 2-2 face aux Kiwis était peut-être le meilleur match du Mondial jusqu'ici. Mais pour l'Iran, ça reste une sale soirée. Pas à cause du score mais de tout le reste.

Dès le coup de sifflet final, les joueurs iraniens ont pris la parole sans filtre. Mehdi Taremi, qui avait déjà prévenu la veille que "la fête était gâchée", a résumé la situation sans langue de bois : "En réalité, tout est comme une catastrophe pour nous."

Visas refusés, départ forcé, prépa bâclée

Onze membres de la délégation n'ont pas pu entrer sur le sol américain. Le staff est incomplet. Le président de la fédération était absent. Les médias iraniens aussi. L'équipe a été contrainte d'arriver à Los Angeles seulement la veille du match, au lieu de deux jours avant, et a dû quitter le stade dès 22h07 pour attraper un vol à 23h vers Tijuana, côté mexicain.

Le sélectionneur Ghalenoei ne cache pas son agacement : "Ils multiplient les obstacles, mais nous continuerons à faire de notre mieux." Son buteur Mohammad Mohebi, auteur d'un des deux buts iraniens, abonde : "Je trouve ce genre de chose un peu injuste."

Infantino en vestiaire, mais des promesses qui sonnent creux

Le président de la FIFA Gianni Infantino est passé dans les vestiaires après le match pour promettre son aide, comme il l'avait déjà fait avant la compétition. Sauf que pour l'heure, la FIFA refuse de commenter publiquement l'affaire. La Maison Blanche aussi. Et selon The Athletic, des membres de la FIFA ont même tenté de faire taire Taremi alors qu'il s'exprimait en zone mixte.

Taremi n'a pas cité les États-Unis directement, mais le message était limpide : "Vous savez où nous en sommes. Je n'ai pas besoin d'en dire plus."

Ce que ça change pour la suite

L'Iran joue ses prochains matchs dans un contexte qui dépasse largement le sport. Logistique dégradée, pression politique, ambiance hostile en tribunes avec des manifestants brandissant des portraits de victimes du régime. Soyons honnêtes : peu de sélections auraient tenu le coup dans ces conditions. Le 2-2 contre la Nouvelle-Zélande prend un relief différent quand on réalise dans quelles circonstances il a été décroché. La prochaine sortie des Iraniens dira si cette équipe peut transformer l'adversité en carburant ou si le cumul des obstacles finira par peser trop lourd.

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