C'est Ismaël Saibari qui a tout déclenché, dès la 2e minute : une demi-volée croisée sous la barre, servie par Brahim Diaz, et le Gillette Stadium n'avait même pas fini de résonner des chants écossais. La couleur était donnée d'entrée.
Une maîtrise collective, un score qui pas révélateur
Franchement, le score (1-0) ne reflète pas la domination marocaine sur ce match. Saibari aurait pu doubler la mise à la 10e, Hakimi s'est retrouvé face à Angus Gunn (18e), El Aynaoui a tiré au-dessus après une nouvelle percée de Diaz (30e), El Khannouss n'a pas cadré (36e)... L'Écosse, elle, n'a inquiété Bounou qu'une seule fois en 90 minutes, une frappe de McGinn à la 45e+1 trop imprécise pour poser le moindre problème.
En deuxième mi-temps, les Écossais ont eu le mérite de tenir le suspense : une frappe de Saibari sur la transversale (50e), une tête d'El Khannouss repoussée par Gunn (52e), deux penalties réclamés en vain... Mais ils n'ont jamais semblé capables de revenir dans le match. La malédiction écossaise en phase de groupes de Coupe du monde, qui les poursuit depuis 1954, risque bien de se confirmer.
Ce que ça change pour la suite
Avec 4 points, le Maroc est provisoirement en tête du groupe D avant le Brésil – Haïti (2h30). Si la Seleção l'emporte, les Lions de l'Atlas se retrouveront seconds, mais qualifiés avec quasi-certitude pour les 16es. Le seul petit bémol de la soirée ? La différence de buts. Le Maroc aurait clairement pu faire +3 ou +4 ce soir, et dans un groupe serré, ce genre de détail peut peser lourd au soir de la 3e journée.



