Il l'a dit clairement. Ce Mondial 2026, c'est le dernier de Riyad Mahrez. À 35 ans, l'attaquant d'Al-Ahli débarque aux États-Unis avec une chose en tête : partir en beauté.
Le meilleur joueur de l'histoire des Fennecs ?
Les chiffres parlent pour lui. Champion d'Angleterre avec Leicester puis Manchester City (cinq fois). Vainqueur de la CAN 2019 avec l'Algérie. Meilleur joueur de Premier League. Joueur africain de l'année. Riyad Mahrez a construit une carrière qui dépasse les frontières du football algérien — il en est devenu le symbole planétaire.
Il avait participé au Mondial 2014 au Brésil. L'Algérie atteignait les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire, s'inclinait en prolongations face à l'Allemagne (2-1). Un match que ceux qui l'ont regardé n'ont pas oublié. Douze ans plus tard, il revient pour finir ce que cette génération-là avait commencé.
Ce qu'il apporte sur le terrain
Scaloni lui-même, sélectionneur de l'Argentine, a reconnu à Washington que l'Algérie comptait de "grands joueurs", en citant Mahrez en premier. Sur le terrain, le capitaine algérien, c'est la capacité à déverrouiller n'importe quelle défense dans un espace réduit, l'expérience des grandes soirées européennes, la sérénité sur coups de pied arrêtés. À 35 ans, il ne court plus comme en 2019, élimine moins facilement. Mais il lit le jeu mieux que quiconque dans ce groupe et garde toute la magie de son pied gauche.
Le poids du brassard
Être capitaine de l'Algérie au Mondial, c'est porter bien plus qu'un brassard. Tous les supporters algériens — en Algérie, aux quatre coins du monde, et aux États-Unis dans les tribunes — auront le regard braqué sur lui. Petkovic fait confiance à Mahrez pour gérer la pression, intégrer et guider les jeunes, absorber les tensions inévitables d'un tournoi de cinq semaines.
Le premier match, c'est l'Argentine. Face à Messi. Deux légendes de leur football respectif, deux capitaines, même génération. Ce duel-là vaudra le détour.
Une last dance à l'américaine
Les États-Unis ont inventé la "last dance" — le dernier tour de piste du champion qui veut partir par la grande porte. Mahrez s'inscrit parfaitement dans ce récit. La question n'est pas de savoir s'il fera un bon Mondial. Elle est de savoir jusqu'où cette Algérie peut aller avec lui comme guide.