Quarante mille Écossais en délire dans le Massachusetts, des cornemuses qui résonnent dans tout Foxborough : l'Écosse vient enfin de briser une malédiction qui durait depuis 36 ans. Face à Haïti, les Scots ont décroché leur première victoire en phase finale de Coupe du monde depuis 1990, sur une frappe déviée de John McGinn à la 28e minute.
Un succès pas volé mais laborieux
Franchement, l'Écosse n'a pas dominé outrageusement. Les Haïtiens de Sébastien Migné ont même été supérieurs en première période dans la construction et les transitions. Mais le football, c'est cruel : Haïti a manqué de justesse dans les 20 derniers mètres quand l'Écosse a su convertir sa première vraie occasion.
Le jeune Ben Gannon-Doak (20 ans, Bournemouth) a été le poison sur le flanc gauche haïtien. C'est lui qui a créé le plus de danger, comme sur cette frappe de McTominay qui a fini sur le poteau de Johnny Placide.
Haïti peut avoir des regrets
Les Caribéens peuvent nourrir des regrets. Jean-Ricner Bellegarde a animé le jeu, Frantzdy Pierrot a eu la balle d'égalisation la plus nette du match à la 85e mais a manqué le cadre de la tête. Dommage pour une équipe qui a fait jeu égal mais qui a manqué de poids dans la surface.
Cette victoire place l'Écosse en position idéale pour décrocher une qualification historique pour les seizièmes de finale. Après 28 ans d'absence, les Scots tiennent enfin leur chance de créer l'exploit dans cette Coupe du monde 2026.



