Mahrez, tout le monde connaît. Mais cette sélection algérienne regorge de profils capables de changer le cours d'un match. Cinq noms à cocher, cinq noms à suivre durant ce Mondial.
Ibrahim Maza — la pépite du Bayer Leverkusen
20 ans. Bayer Leverkusen. Bundesliga. Ibrahim Maza est la plus belle promesse du football algérien depuis des années. Sa première saison à Leverkusen l'a révélé à toute l'Europe. Technique dans les petits espaces, vision du jeu au-dessus de la moyenne, capacité à casser les lignes ballon au pied... Petkovic ne l'a pas aligné d'entrée contre les Pays-Bas, mais son entrée en seconde période a confirmé qu'il fera partie des hommes sur qui il faudra compter. À surveiller de très près.
Mohamed Amine Amoura — la vitesse comme arme absolue
Wolfsburg, Bundesliga. Amoura, c'est la percussion et la générosité. Une vitesse qui crée des problèmes à n'importe quelle défense, une capacité à éliminer en un contre un et une débauche d'énergie tant à l'attaque qu'en défense qui le rend quasi incontournable, que ce soit à gauche ou en pointe. Meilleur buteur des éliminatoires zone Afrique, il traverse depuis quelques mois une période de moins bien — mais il suffirait d'un but pour tout relancer et en faire, pourquoi pas, l'une des révélations du tournoi.
Anis Hadj Moussa — le successeur
Feyenoord Rotterdam. 11 buts en championnat néerlandais cette saison. Hadj Moussa a explosé les compteurs et beaucoup débattent de sa possible titularisation à droite. Sa capacité à éliminer, servir et finir en fait le successeur naturel de la légende Mahrez — mais probablement après ce Mondial, où il est davantage promis à un rôle de supersub, comme contre les Pays-Bas avec le succès qu'on connaît.
Nabil Bentaleb — le symbole de ce groupe
Le retour de Bentaleb (Lille) transcende le sport. Arrêt cardiaque en 2024, opération, défibrillateur, feu vert médical — et le voilà s'apprêtant à disputer un Mondial. L'histoire est d'autant plus belle qu'il n'avait jamais vraiment confirmé en sélection et ne faisait même pas partie du groupe convoqué en mars. Son volume de jeu, sa qualité de passe longue, sa capacité à récupérer des ballons dans les zones intermédiaires combleront en partie l'absence de Bennacer.
Adil Boulbina — le talent brut venu d'Algérie
Al-Duhail (Qatar), 22 ans. Boulbina est le joueur le moins "européen" de cette liste — et c'est ce qui le rend intéressant. Ancien meilleur buteur de Ligue 1 algérienne, il a préféré un transfert à Al-Duhail malgré des offres européennes et s'applique à progresser sous les ordres d'un certain Djamel Belmadi. Du talent, il n'en manque pas : vitesse, dribbles, frappe de balle, le tout allié à cette espèce de folie que l'on retrouve chez les plus grands. Tout le monde garde en tête son triplé en AFC Champions League contre Al-Ittihad à 22 ans — et surtout son but exceptionnel face à la RDC qui qualifia l'Algérie à la dernière minute des prolongations lors de la dernière CAN.