À l'AT&T Stadium de Dallas, les fans habitués au spectacle se sont longtemps ennuyés. Pendant près d'une heure, Japon-Suède a surtout ressemblé à un exercice de possession sans danger. Puis en l'espace de six minutes, le match s'est allumé et tout le monde a oublié les 55 premières minutes.
Un premier acte à oublier
Victor Lindelöf aligné au milieu, Isak Hien qui sort sur blessure en première période, Lucas Bergvall qui joue avec le feu en multipliant les petites fautes sous menace de suspension… Le onze suédois avait ses problèmes. Côté japonais, Ao Tanaka et Keito Nakamura chauffaient bien, Yukinari Sugarawa tentait de loin, mais ça ne rentrait pas. On s'endormait.
Six minutes pour tout changer
Au retour des vestiaires, les deux équipes revenaient avec plus d'intentions. Et les Japonais allaient être récompensés. 56e minute : combinaison talonnade-passe en profondeur-finition clinique entre Ueda, Doan et Maeda. Golazo. 62e minute : réponse immédiate d'Anthony Elanga, une frappe enroulée du gauche qui surprend Zion Suzuki. 1-1, et tout le monde se réveille.
Suzuki allait ensuite sauver par trois fois son équipe face à Alexander Isak (65e et 90e+3), et Elanga pour maintenir le score. Suffisant pour que les deux nations repartent avec ce qui leur convenait.
Le Japon termine deuxième du groupe F et se retrouve maintenant face au Brésil en seizièmes. Franchement, après un tel match, on espère que les Samurai Blue ont gardé quelque chose en réserve parce que ça va être une tout autre histoire contre la Seleção.



