Un pays hôte qui veut enfin exister sur la scène mondiale. Une nation qui revient au Mondial après vingt-quatre ans d'absence avec Arda Güler en tête d'affiche. Deux outsiders qui ne viendront pas faire de la figuration. Le Groupe D est l'un des plus ouverts du premier tour.
Le groupe en détail
Les États-Unis de Mauricio Pochettino entrent dans ce Mondial avec tout à prouver. Co-organisateurs pour la première fois depuis 1994, les Américains n'ont jamais dépassé les quarts de finale de leur histoire, c'était en 2002, et ça fait longtemps. Pochettino a construit un groupe solide, jeune, majoritairement formé en Europe. Christian Pulisic (AC Milan, 84 sélections) est le leader incontesté, le joueur sur lequel tout repose offensivement. Weston McKennie et Tyler Adams structurent le milieu. Folarin Balogun, l'attaquant de Monaco, est le joueur à suivre : sa vitesse, sa profondeur et son efficacité en font une arme redoutable que les défenses adverses ne connaissent pas encore assez. La Team USA a d'ailleurs parfaitement lancé son Mondial en écrasant le Paraguay 4-1 dès le premier match, avec un doublé de Balogun et une prestation collective convaincante. L'objectif de Pochettino est clair : finir en tête du groupe pour rester en Californie en phase à élimination directe. La pression est immense, mais les armes sont là.
La Turquie fait son grand retour au Mondial après vingt-quatre ans d'absence. En 2002, les Turcs avaient terminé à la troisième place, leur meilleur résultat de l'histoire. Cette génération-là était portée par Hakan Şükür. Celle de 2026 le sera par Arda Güler (Real Madrid), le phénomène de 20 ans qui a éclos en Liga cette saison, Kenan Yıldız (Juventus) et Hakan Çalhanoğlu (Inter Milan) au milieu. Trois joueurs de très haut niveau capables de faire la différence dans un match. Le duel Turquie-États-Unis pourrait décider de la première place du groupe, et c'est l'affiche la plus alléchante de cette poule.
L'Australie de Tony Popovic mise sur son organisation défensive et sa combativité légendaire. Les Socceroos disputent leur sixième Coupe du Monde consécutive, une régularité remarquable pour une nation d'Océanie. Leur meilleur résultat : les 8e de finale de 2006 avec Tim Cahill, performance égalée en 2022. Cette génération-là est moins clinquante, mais collectivement solide. Jordan Bos (Feyenoord) sur le flanc gauche est leur principal atout créatif dans un système en 3-4-2-1. Une équipe qui peut rendre la vie difficile à n'importe quel adversaire sur un mauvais jour.
Le Paraguay retrouve le Mondial après seize ans d'absence. Sous la direction de Gustavo Alfaro, l'Albirroja a retrouvé une identité : bloc compact, agressivité contrôlée, transitions rapides. Miguel Almirón (Newcastle), pièce maîtresse du milieu, et Enciso (Brighton) en attaque sont leurs profils les plus dangereux. Leur dernier grand souvenir mondial : les quarts de finale de 2010 face à l'Espagne. Et pourtant, le Paraguay a pris une claque d'entrée face aux USA (1-4), la qualification passera par les matchs face à l'Australie et la Turquie...et attention à la différence de buts!
Le calendrier
| Match | Date | Lieu |
|---|---|---|
| États-Unis — Paraguay | 12 juin | SoFi Stadium, Los Angeles |
| Australie — Turquie | 14 juin | BC Place, Vancouver |
| États-Unis — Australie | 19 juin | Lumen Field, Seattle |
| Turquie — Paraguay | 20 juin | Levi's Stadium, San Francisco |
| Turquie — États-Unis | 26 juin | SoFi Stadium, Los Angeles |
| Paraguay — Australie | 26 juin | Levi's Stadium, San Francisco |
Ce qu'on peut raisonnablement attendre
Les États-Unis et la Turquie sont les favoris naturels des deux premières places après les résultats de la première journée. Mais rien n'est joué — l'Australie peut compliquer les calculs de n'importe qui, et le Paraguay a encore deux matchs pour exister.
Le duel du 26 juin entre les États-Unis et la Turquie à Los Angeles s'annonce comme la finale du groupe. Si les deux équipes arrivent avec leurs comptes à régler, SoFi Stadium sera en feu.
Le match à ne pas manquer du groupe : États-Unis-Turquie, le 26 juin à Los Angeles. Pulisic face à Güler. Pochettino face à Montella. Le pays hôte face au géant de retour. À ne pas rater.



