Tour du Monde
Par TifoDZ
Groupe C : Brésil contre Maroc, le premier grand choc du Mondial . Ce qu'il faut savoir

Groupe C : Brésil contre Maroc, le premier grand choc du Mondial . Ce qu'il faut savoir

Le Groupe C du Mondial 2026 réunit le Brésil, le Maroc, l'Écosse et Haïti. Analyse complète d'une poule à deux vitesses avec un choc d'ouverture alléchant.

Le Groupe C est l'un des groupes les plus attendus de la phase de poules. Pas pour ses quatre équipes dans l'ensemble, mais pour son affiche d'entrée : Brésil-Maroc, le 14 juin. Deux des équipes les plus séduisantes du tournoi, deux styles antagonistes, et une rencontre qui pourrait décider de la tête du groupe dès la première journée.

Le groupe en détail

Le Brésil de Carlo Ancelotti porte sur ses épaules le poids d'une nation en attente d'une sixième étoile. La Seleção a terminé cinquième des qualifications CONMEBOL, un parcours poussif malgré un effectif de grande qualité. Ancelotti, premier entraîneur étranger à diriger le Brésil en Coupe du Monde, a qualifié le Maroc de "principal adversaire" de sa poule, un aveu de respect rare de la part d'un technicien de son rang. Sur le terrain, le dispositif s'articule autour de Marquinhos en défense centrale, d'une paire Casemiro-Bruno Guimarães au milieu, et d'un quatuor offensif Vinicius-Raphinha-Paquetá-Endrick dont les positionnements exacts restent flous. Les interrogations sur Neymar, sa forme et son aptitude à avoir un rôle autre que celui de grand frère sur cette compétition épaisissent un peu plus le brouillard autour de cette équipe.

Le Maroc entre dans une nouvelle ère. Mohamed Ouahbi, nommé en mars 2026 après la démission de Walid Regragui suite à la finale de CAN perdue, hérite d'une génération arrivée à pleine maturité. Achraf Hakimi, capitaine et sixième au Ballon d'Or 2025, vainqueur de la Ligue des Champions avec le PSG, est la pièce maîtresse. Autour de lui : Bounou dans les buts, Amrabat et Ounahi au milieu, Brahim Díaz comme meneur offensif, En-Nesyri en pointe. La grande absente est Ziyech, écarté par Ouahbi pour méforme physique après son retour au Wydad. Un choix fort du nouveau sélectionneur, qui assume de tourner la page du cycle Qatar pour construire autour d'une nouvelle vague créative. L'inconnue principale : Hakimi traîne une blessure récurrente à la cheville, sa pleine disponibilité pour le choc face au Brésil reste à confirmer.

L'Écosse retrouve le Mondial vingt-huit ans après France 98. Physique, combative, difficile à manœuvrer, les Écossais ne viendront pas faire de la figuration. Ancelotti lui-même les a cités comme équipe à "respecter". Leur meilleur résultat historique ? Les huitièmes de finale de 1954. L'objectif réaliste : tenir le Maroc, battre Haïti, et jouer leur va-tout face au Brésil.

Haïti retrouve le Mondial pour la première fois depuis 1974. Cinquante-deux ans d'attente pour les Grenadiers. Outsider total, leur qualification via la CONCACAF est déjà un exploit en soi. Ce groupe sera leur baptême du feu.

Ce qu'on peut raisonnablement attendre

Brésil et Maroc sont les favoris naturels pour les deux premières places. Et l'affiche du 14 juin à Boston peut définir la hiérarchie : le Maroc a prouvé en 2022 qu'il était capable de terrasser des géants, avec un bloc compact et des transitions rapides qui gênent précisément les équipes qui cherchent à dominer le ballon, comme le Brésil.

L'Écosse jouera les trouble-fête avec application. Une victoire sur le Maroc ou le Brésil et les calculs compliqueraient pour tout le monde.

Le match à ne pas manquer du groupe : Brésil-Maroc, le 14 juin à Boston. L'affiche la plus séduisante de la phase de groupes. Vinicius contre Hakimi, Ancelotti contre Ouahbi, la samba contre le bloc compact marocain. Il y a des matchs qui méritent une insomnie, celui-ci en fait partie.

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