Pendant que Messi écrivait l'histoire avec un triplé pour sa 200e sélection, les Algériens ont vécu une soirée à oublier. Si c'est collectivement que les Verts sont passés à côté, certaines individualités sont quand même sorties du lot...mais dans le mauvais sens! Zidane, Boudaoui, Hadj Moussa : trois titulaires en première ligne d'une défaite qui doit s'annoncer comme un point de départ plutôt qu'un point final.
Zidane : une première en Coupe du Monde à oublier
Le gardien de Grenade a connu des hauts et des bas dans sa toute première sortie mondiale. Sur le plan des arrêts, il a sorti deux parades de classe pure face à Lautaro Martínez à la 54e, puis face à Messi lui-même à la 65e. De quoi rassurer sur ses réflexes au plus haut niveau.
Mais c'est l'ouverture du score qui pèse lourd dans son bilan : sur la frappe lointaine de Messi à la 17e minute qui ouvre le compteur argentin, Zidane n'a pas la main assez ferme. Une erreur technique sur un tir qu'on pourrait raisonnablement attendre qu'un gardien de Mondial maîtrise. Le constat se prolonge sur le deuxième but : à la 60e, sur le tir de Mac Allister qui aboutit au but de Messi, Zidane aurait probablement pu faire mieux. Sur le troisième but à la 76e, il est en revanche totalement impuissant.
Un bilan contrasté pour sa première historique : des réflexes individuels qui rassurent, mais deux erreurs technique qui coûtent cher contre une équipe qui ne pardonne rien.
Boudaoui : le retour manqué
Très attendu après son absence lors du match amical contre les Pays-Bas, le Niçois n'a pas répondu aux attentes. Sa responsabilité dans le premier but est directe : son intervention ratée sur la passe de De Paul pour Messi ouvre la voie au but inaugural argentin dès la 17e minute.
Le reste de sa prestation confirme la difficulté du moment : quatre ballons récupérés, mais une impression générale d'être souvent dépassé par le rythme et la qualité technique du milieu argentin. Petkovic n'a pas attendu pour réagir, le remplaçant par Houssem Aouar à la 64e minute, qui a d'ailleurs frôlé l'égalisation symbolique avec une frappe juste à côté à la 69e.
Un retour à oublier rapidement pour un joueur dont l'apport était censé stabiliser l'entrejeu algérien.
Hadj Moussa : le pari raté de Petkovic
Le choix le plus commenté de la composition de départ s'est retourné contre le sélectionneur. Titularisé sur le côté droit à la place de Riyad Mahrez, Anis Hadj Moussa n'a jamais réussi à confirmer la forme qui était la sienne lors des matchs de préparation.
Aucune différence créée, aucune occasion générée, une présence quasi invisible sur son couloir face à une défense argentine pourtant loin d'être hermétique sur les ailes. Son propre capitaine, Mahrez, l'a remplacé peu après l'heure de jeu, un symbole assez parlant de la soirée du joueur de Feyenoord.
Ce que ça dit de la suite
Trois flops à des postes clés : le gardien, le double pivot, l'attaque sur les côtés. ça raconte une équipe qui n'a jamais vraiment réussi à installer son jeu face à une Argentine appliquée et portée par un Messi des grands soirs. La bonne nouvelle, si on peut en trouver une : la marge de progression individuelle est large, et Petkovic dispose des solutions sur le banc, Aouar et Mahrez l'ont montré en entrant en jeu.
Place maintenant à la Jordanie. Un adversaire à la portée largement plus abordable, où ces mêmes joueurs devront répondre présents pour relancer la campagne algérienne dans ce Mondial.



