S'exprimant sur ses réseaux suite à sa non convocation, Ismaël Bennacer n'a pas caché sa déception et son incompréhension. À 28 ans, l'ancien maestro des Verts s'apprête à manquer un nouveau grand rendez-vous international.
Prêté cette saison au Dinamo Zagreb par l'AC Milan, le champion d'Afrique 2019 assure pourtant avoir retrouvé tous ses moyens physiques. Mais entre le ressenti du joueur et l'analyse de Petkovic, le fossé semble devenu trop important. Le sélectionneur suisse a privilégié des joueurs capables d'enchaîner avec continuité, là où Bennacer traîne désormais une réputation de fragilité permanente.
De héros de 2019 à fantôme du Mondial
En 2019, Bennacer survolait la CAN sous les ordres de Belmadi et incarnait le nouveau visage des Verts. Infatigable dans l'entrejeu, agressif à la récupération et précieux dans la relance, le milieu formé à Arles-Avignon était devenu le moteur d'une sélection qui allait enchaîner 35 matchs sans défaite.
Le premier véritable coup d'arrêt arrive avec l'élimination traumatisante contre le Cameroun en 2022, puis surtout avec cette grave blessure au genou droit le 10 mai 2023 lors du derby milanais face à l'Inter. Cette lourde lésion cartilagineuse a durablement changé le cours de sa carrière.
La spirale physique infernale
Depuis cette opération, les rechutes et pépins musculaires se sont multipliées et ont progressivement modifié son statut en club comme en sélection. Son explosivité, son agressivité dans les duels et sa capacité à répéter les efforts ont diminué au fil des blessures.
Cette absence au Mondial 2026 marque probablement la fin d'un cycle pour celui qui était considéré comme l'un des plus grands espoirs du football africain à son poste. Petkovic construira son milieu de terrain sans l'ancien métronome des Fennecs, privilégiant la fiabilité physique à l'expérience.



