Le Mexique n'avait perdu que 2 de ses 89 matchs au Stade Aztèque depuis 1966. Ce dimanche soir, l'Angleterre a dû s'employer pour infliger une 3e défaite au tri.
Bellingham sort de nulle part
Pendant 35 minutes, les Trois Lions ont été inexistants. Dominés techniquement, incapables de coordonner leur pressing, ils ne tenaient que grâce à un Jordan Pickford impérial dont une parade monumentale sur une tête plongeante de Raúl Jiménez (16e).
Et en deux minutes, tout bascule. Jude Bellingham reprend un centre de Saka (36e), puis un deuxième de Kane (38e) : 0-2 contre le cours du jeu, le stade est sonné. Sauf que les Mexicains répondent immédiatement via une volée de Julian Quiñones sur coup franc d'Alvarado (42e), et Pickford doit encore se coucher sur une nouvelle tentative de Jiménez en fin de première mi-temps.
Dix contre onze, et ça tient
La deuxième période s'emballe encore davantage. Un poteau de Nico O'Reilly (49e), puis l'expulsion de Jarell Quansah (54e) pour une faute grossière sur Gallardo, carton rouge totalement justifié, accueilli comme un but dans les tribunes. À dix, Tuchel doit tout recalculer, et le problème au poste d'arrière droit, déjà une plaie structurelle de cette équipe, devient encore plus insoluble.
La suite est une affaire de penalties, le premier pour les anglais quand Gordon devance la sortie du gardien mexicain et que Kane transforme en force (1-3, 60e). Le second, plus discutable, pour une faute de Kane sur Brian Gutierrez et transformé par Jimenez (2-3, 66e). Le score ne bougera plus malgré une fin de match où les three lions auront souffert, plié mais jamais rompu. Un vrai match référence pour Tuchel et ses hommes.
Et maintenant, Miami
Samedi, place à la Norvège à Miami. Un choc européen en terre américaine, avec une défense anglaise diminuée et des questions tactiques qui s'accumulent pour Tuchel. La Norvège, solide dans ce Mondial, ne sera pas pas facile à bouger mais les anglais ont prouvé qu'ils avaient des ressources.



