Cinq buts en deux matchs de groupe. Cinq signés Lionel Messi. L'Argentine gagne, se qualifie, prend probablement la première place du groupe, et pourtant, le sentiment qui domine après le 2-0 contre l'Autriche, c'est celui d'une équipe qui ronronne encore.
L'Albiceleste a été bousculée dès que les Autrichiens ont mis du pressing et de l'agressivité physique. Les champions du monde ont concédé des espaces, subi des séquences, et n'ont trouvé la faille qu'en fin de première période (38e) et au bout du temps additionnel (90e+5). Entre les deux ? Peu de choses. Messi a même raté un penalty dès la 9e minute.
Le problème de fond : une équipe à bout de souffle ?
L'inquiétude ne porte pas que sur le jeu. Selon beaucoup de journalistes présents sur place, l'état physique de certains cadres argentins pose question. Une équipe qui repose autant sur un seul homme, Messi et ses bientot 39 ans, reste fragile par définition, peu importe les résultats du moment.
La route vers le titre reste ouverte
La première place du groupe permettrait à l'Argentine d'éviter l'Espagne dès les 16es de finale, un scénario que Scaloni cherche clairement à construire. La suite dira si cette équipe est capable de hausser le niveau quand les rencontres à élimination directe démarreront, ou si les limites collectives finiront par rattraper les exploits individuels de Messi.



