Avant de les affronter, il faut les connaître. Tour du propriétaire sur les trois équipes qui partagent le Groupe J avec les Fennecs.
L'Argentine, la machine de Scaloni
Classement FIFA : 1er mondial. Sélectionneur : Lionel Scaloni. Joueur clé : Lionel Messi.
L'Albiceleste arrive en tenante du titre avec l'objectif assumé de garder son trophée — exploit réalisé seulement deux fois dans l'histoire, par l'Italie des années 30 (1934-1938) et le Brésil du roi Pelé (1958-1962). Pour y arriver, Scaloni a construit une équipe parfaitement équilibrée : Messi comme créateur, Julián Álvarez et Lautaro Martínez comme finisseurs, De Paul, Mac Allister et Enzo Fernández au milieu, et Dibu Martínez en fantasque dernier rempart. La plus grande force de cette équipe reste sa foi collective, ce qui en fait un groupe ultra-soudé qui ne lâche jamais rien.
Comment l'Algérie peut-elle tenir tête ? Par un bloc compact, un pressing ciblé sur les relanceurs, et une ou deux transitions rapides avec Amoura ou Hadj Moussa. La tâche sera ardue, mais dans le foot, à cœur vaillant rien n'est impossible.
Fun fact : historiquement, le tenant du titre rate souvent son match d'ouverture. L'Espagne qui prend 4 buts face aux Pays-Bas en 2010, la France battue par le Sénégal en 2002, la même Argentine surprise par le Cameroun de Roger Milla... de quoi donner des idées à la bande à Mahrez.
L'Autriche, le gegenpressing de Rangnick
Classement FIFA : 23e mondial. Sélectionneur : Ralf Rangnick. Joueurs clés : David Alaba, Marcel Sabitzer.
Rangnick a imposé son identité : pressing haut, transitions rapides, intensité maximale. L'Autriche ne possède pas le talent individuel de l'Argentine, mais elle est redoutablement organisée. Arnautovic (37 ans, meilleur buteur de l'histoire de la sélection avec 47 buts), Alaba en défense, et le duo Sabitzer-Laimer au milieu — cette équipe a de sérieux arguments.
Ce que ça donne contre l'Algérie : un match à haute intensité, physique, où la gestion du milieu sera décisive. L'Autriche partira favorite sur le papier, mais les Verts ont largement de quoi tenir la comparaison. La clé : justesse technique et jeu rapide pour faire déjouer le pressing.
Le détail historique : la seule confrontation entre les deux équipes remonte à 1982. L'Autriche avait gagné 2-0 avant de "s'arranger" avec la RFA pour éliminer l'Algérie. Ce souvenir planera sûrement sur l'Arrowhead Stadium de Kansas City.
La Jordanie, le trouble-fête ?
Classement FIFA : 63e mondial. Sélectionneur : Djamal Sellami. Joueurs clés : Mousa Al-Taamari, Ali Olwan.
Première Coupe du Monde de l'histoire pour les Nashama. La Jordanie s'appuie sur des transitions rapides et un trio offensif tranchant. Leur défense reste solide, mais les récents amicaux de préparation ont été douloureux : défaite 4-1 contre la Suisse.
Ce que ça donne contre l'Algérie : le match piège du groupe. Sous-estimer la Jordanie, c'est prendre le risque de tout compliquer. Les Fennecs devront s'imposer avec sérieux, sans excès de confiance.